Qonto vs Finom : quel compte pro selon vos flux et votre équipe ?
Qonto et Finom promettent tous deux de réunir le compte professionnel et une partie du travail administratif. La différence devient plus nette quand on suit l’argent : quelques gros paiements fournisseurs ne sollicitent pas un forfait comme une longue série de petits virements. Et un cashback mis en avant ne compense pas forcément un abonnement ou des frais de dépassement.
Ce dossier compare les offres françaises pour les indépendants et entreprises déjà créées. Les prix sont hors taxes. Nous distinguons le compte de paiement, les outils de gestion, les avantages commerciaux et les placements de trésorerie, car ils ne répondent pas au même besoin et ne portent pas les mêmes risques.
Notre avis pour choisir rapidement
Qonto nous paraît particulièrement cohérent pour une entreprise qui veut structurer ses paiements, ses cartes et les droits de son équipe, avec une gamme lisible en nombre d’opérations. Les outils comptables et les intégrations doivent toutefois être vérifiés au niveau du forfait réellement choisi.
Finom mérite un examen attentif pour démarrer sans abonnement ou pour une organisation dont les flux correspondent bien à ses quotas en montant. L’offre peut être intéressante, mais il faut lire les tranches de frais, les conditions des cartes et les limites du cashback avant de calculer une économie.
Toutes les offres, sans confondre mensuel et annuel
Qonto propose Basic, Smart, Premium, Essential, Business et Enterprise, ainsi que des solutions sur mesure. Finom présente Solo, Basic, Smart, Pro et Grow. Le tableau donne les prix en paiement mensuel ; les offres d’une même ligne n’ont pas nécessairement le même public ni les mêmes limites.
| Qonto | Finom |
|---|---|
| Basic11 € HT / mois30 opérations SEPA incluses1 carte physique + 2 virtuelles | Solo0 € HT / moisÉligibilité et seuils à vérifier selon votre activité1 utilisateur ; carte virtuelle incluse |
| Smart23 € HT / mois100 opérations SEPA incluses1 sous-compte ; 2 cartes physiques | Basic21 € HT / moisVirements : seuil affiché de 25 000 €Petite équipe ; conditions de cartes applicables |
| Premium45 € HT / mois200 opérations SEPA incluses4 sous-comptes | Smart45 € HT / moisOutils et plafonds supérieurs3 cartes physiques gratuites par utilisateur |
| Essential59 € HT / mois250 opérations SEPA incluses5 cartes physiques | Pro149 € HT / moisGestion des dépenses et accompagnementFrais par tranche selon la grille |
| Business139 € HT / mois500 opérations SEPA inclusesNouveau tarif annoncé en octobre 2026 | Grow339 € HT / moisOffre pour entreprises en expansionGestionnaire de compte dédié |
| Enterprise249 € HT / mois10 000 opérations SEPA incluses30 cartes physiques | Aucune formule supplémentaire dans cette gamme.— |
Tarifs avec paiement mensuel, hors frais d’usage, options et promotions, sauf mention explicite. Les prix professionnels sont hors taxes. Les montants de retrait Revolut s’entendent par mois glissant.
En paiement annuel, les équivalents mensuels Qonto sont de 9 € HT pour Basic, 19 € pour Smart, 39 € pour Premium, 49 € pour Essential, 109 € pour Business et 199 € pour Enterprise. Le nouveau tarif Business annoncé en octobre 2026 remplace les anciens prix dans les comparaisons destinées aux nouvelles souscriptions concernées.
Finom affiche Solo à 0 €, puis des équivalents mensuels avec paiement annuel de 17 € HT pour Basic, 37 € pour Smart, 119 € pour Pro et 249 € pour Grow. Ces montants représentent des paiements annuels de 204 €, 444 €, 1 428 € et 2 988 €. Ils ne doivent pas être comparés directement avec une mensualité sans engagement annuel.
Sur douze paiements mensuels, Finom Basic coûte 252 € HT d’abonnement, contre 204 € en annuel : l’écart atteint 48 €. Pour Qonto Smart, douze mensualités représentent 276 €, contre 228 € en annuel, également 48 € d’écart. Cette égalité ne rend pas les deux formules équivalentes ; elle montre seulement pourquoi le rythme de paiement doit rester identique dans votre comparaison.
Solo gratuit : utile si les conditions correspondent à votre activité
Finom Solo s’adresse notamment aux indépendants et aux entreprises nouvellement immatriculées selon les critères annoncés. Le compte prévoit un utilisateur, un IBAN français et une carte virtuelle incluse. Une entreprise déjà structurée ne doit donc pas supposer qu’elle peut utiliser Solo comme une offre gratuite universelle pour toute son équipe.
La grille distingue la carte virtuelle incluse et les cartes physiques. Vérifiez le support dont vous avez besoin et les frais qui lui sont associés. Regardez également les éventuels frais d’inactivité ou d’usage : une mensualité à zéro ne signifie pas que toutes les lignes de la tarification sont gratuites.
Qonto n’affiche pas d’offre de compte courant gratuite équivalente à Solo. Basic commence avec un abonnement, une carte physique et des fonctions de paiement et de facturation. Si vos besoins dépassent déjà les limites de Solo, la comparaison pertinente peut donc porter sur Basic chez les deux acteurs, malgré un point de départ très différent.
Pour démarrer, notez le nombre d’utilisateurs et de cartes réellement nécessaires, la somme des paiements sortants et les outils qui éviteront une ressaisie. Cette liste courte permet de savoir si l’offre gratuite reste une solution de travail ou seulement une étape de découverte.
Les virements : nombre d’opérations chez l’un, tranches chez l’autre
Qonto inclut des volumes d’opérations SEPA selon le forfait : trente avec Basic, cent avec Smart, deux cents avec Premium, deux cent cinquante avec Essential, cinq cents avec Business et dix mille avec Enterprise dans la grille actuelle annoncée. Les dépassements ont un prix unitaire qui varie selon le niveau choisi.
Finom présente des seuils en montant pour ses virements SEPA sortants. La grille affichée pour Solo prévoit une tranche gratuite jusqu’à 2 500 € par mois, puis des frais de 0,30 % sur les tranches suivantes. Basic affiche un seuil de 25 000 € avant les tranches à 0,03 %. Les autres offres ont des règles plus favorables sur certains volumes, à lire dans leur détail.
Cette différence peut modifier le résultat même si vous envoyez seulement quelques virements. Deux paiements importants peuvent dépasser un quota en montant ; une longue série de petites opérations peut dépasser un quota en nombre sans atteindre une somme particulièrement élevée.
Prenons 10 000 € de virements SEPA sortants sur un mois avec Finom Solo et une tranche gratuite intacte de 2 500 €. Les 7 500 € suivants, au taux de 0,30 %, représentent 22,50 € de frais. Ce calcul isole les virements éligibles à cette grille et exclut cartes, opérations spéciales et autres services.
Pour comparer avec Qonto, il manque encore une information : combien de virements composent ces 10 000 € ? Dix virements et cent virements ne donnent pas la même facture sur un forfait avec quota en nombre. Faites donc figurer les deux colonnes dans votre propre relevé : nombre d’opérations et montant total.
Les tranches ne doivent pas être interprétées comme une commission unique appliquée à tout le mois sans lire la règle de calcul. Si votre volume est proche d’un seuil, demandez le détail du calcul attendu. Une estimation claire vaut mieux qu’un forfait choisi à partir d’une formule commerciale « virements inclus ».
Cartes, comptes et collaborateurs
Finom augmente les capacités avec la gamme : Solo reste centré sur un utilisateur ; Basic vise une petite équipe ; Smart, Pro et Grow ajoutent des possibilités de gestion et des plafonds plus élevés. La page tarifaire distingue les cartes physiques gratuites par utilisateur, les cartes virtuelles et les options particulières. Comptez-les séparément.
Qonto élargit également les cartes, accès et sous-comptes selon ses formules. Basic propose un compte principal ; Smart ajoute un sous-compte, Premium quatre. Essential, Business et Enterprise développent davantage les possibilités d’organisation. Un sous-compte avec IBAN peut aider à isoler une activité ou une réserve, mais il ne remplace pas le suivi comptable correspondant.
Pour les équipes, la question importante est le droit d’agir. Un salarié peut-il préparer un paiement sans le valider ? Le responsable peut-il fixer des limites par carte ? Le dirigeant garde-t-il une vue d’ensemble ? Vérifiez le niveau requis pour ces opérations et les modules qui peuvent s’ajouter.
Une petite équipe n’a pas forcément besoin du forfait le plus large. Faites une liste des accès actuels, puis prévoyez un scénario réaliste à six ou douze mois. Vous pourrez monter en gamme lorsque le besoin apparaît plutôt que payer une capacité théorique dès le premier mois.
Cashback : le pourcentage ne suffit pas
Finom met en avant du cashback sur certaines formules et opérations. Il faut lire la durée de l’avantage, le plafond, les dépenses éligibles et les éventuels seuils. Un taux promotionnel ne constitue pas une économie garantie sur toutes les dépenses de l’entreprise, et certains paiements peuvent être exclus.
Avant de valoriser cet avantage, reprenez les dépenses que vous régleriez de toute façon par carte. Excluez les catégories non éligibles et les montants qui dépassent un plafond. Soustrayez ensuite l’abonnement et les frais supplémentaires du compte. C’est le gain net, pas le pourcentage isolé, qui peut départager deux offres.
Pour donner un ordre de grandeur, 1 % sur 1 000 € de dépenses réellement éligibles représente 10 €. Un plafond ou une condition peut réduire ce montant. Si un abonnement coûte 20 € de plus que l’autre solution, ces seuls 10 € ne le compensent pas. Cet exemple explique un calcul ; il ne constitue pas une promesse de cashback sur une formule précise.
Le même raisonnement vaut pour une prime d’ouverture : elle peut améliorer le coût de la première année sans rendre l’offre meilleure sur la durée. Nous ne retenons pas de promotion temporaire dans les prix de référence du tableau. Les besoins quotidiens doivent rester satisfaits une fois l’avantage terminé.
Facturation, comptabilité et trésorerie
Les deux plateformes proposent des outils de facturation et de gestion. Regardez ce qu’ils changent dans le parcours réel : préparer un devis, émettre une facture, rapprocher le règlement, récupérer un justificatif et transmettre les données au comptable. Une intégration utile doit fonctionner avec les logiciels que votre entreprise emploie déjà.
Chez Qonto, certains outils avancés sont compris selon le forfait ou accessibles par modules. Chez Finom, la grille répartit les services entre les offres et identifie différents prestataires pour certaines fonctions. Vérifiez les droits d’accès et le prix de l’ensemble avant de penser que le compte remplacera tous vos outils actuels.
La rémunération de trésorerie doit être examinée à part. Un taux de dépôt, une offre promotionnelle et un rendement de fonds monétaire n’ont pas les mêmes conditions. Finom décrit notamment des services d’investissement fournis par Aksys Global Markets Europe et des fonds monétaires dont le rendement n’est pas garanti.
Un fonds monétaire reste un placement : sa valeur peut fluctuer et sa protection ne doit pas être confondue avec une garantie de dépôt bancaire. Même si l’accès est simple depuis la plateforme, gardez une réserve adaptée aux dépenses proches. Une facture à payer demain ne doit pas dépendre d’une hypothèse de rendement ou d’un délai de règlement mal compris.
Encaissements et international : vérifier les parcours indispensables
Si vos clients vous paient par chèque ou en espèces, commencez par cette question avant de comparer le cashback. Qonto propose l’encaissement de chèques sous conditions mais pas le dépôt d’espèces. Pour Finom, ne supposez pas qu’une option de recharge ou un IBAN français apporte un service de dépôt physique : faites confirmer le moyen d’encaissement précis dont vous avez besoin.
Les paiements par carte de vos clients constituent encore un autre service. Le terminal, les liens de paiement, les commissions et les délais de versement doivent être chiffrés séparément. Une plateforme peut être adaptée à vos dépenses et moins adaptée à la manière dont vos recettes arrivent.
À l’international, comparez le montant reçu par le fournisseur pour une dépense totale identique. La conversion, le réseau de transfert, le minimum de frais et les frais de carte à l’étranger peuvent suivre des lignes différentes. Un quota SEPA favorable ne dit rien, à lui seul, du coût d’un paiement en dollars.
Pour la sécurité des fonds, identifiez le prestataire de chaque service et le mécanisme prévu dans ses documents. Un compte de paiement, un financement et un investissement ne sont pas couverts de la même façon. Évitez de transformer un logo unique dans l’application en promesse générale de garantie sur tout l’argent affiché.
Quel compte pour votre organisation ?
Vous démarrez seul avec de petits flux
Regardez Finom Solo si vous remplissez ses critères. Vérifiez le montant de vos virements sortants et le support de carte nécessaire. L’offre gratuite a du sens lorsque vos usages restent dans ses limites, pas lorsque les dépassements deviennent la règle.
Vous effectuez quelques gros paiements fournisseurs
Faites le calcul en montant chez Finom et en nombre chez Qonto. Selon la taille des virements, un compte avec abonnement peut coûter moins qu’une formule gratuite. Ne retenez pas un gagnant sans connaître les deux données.
Vous gérez plusieurs cartes et validations
Examinez Qonto avec la liste de vos rôles et outils, puis confrontez-la aux niveaux Finom correspondants. Le coût utile est celui qui évite les partages d’accès et les validations désorganisées, sans vous faire payer une grande équipe que vous n’avez pas.
Vous êtes attiré par le cashback ou la rémunération
Calculez un gain net prudent, hors bonus temporaire, après les plafonds et l’abonnement. Pour la trésorerie, regardez d’abord le produit et son risque. Une dépense fiscale ou un paiement salarié ne doit pas être organisé autour d’un avantage marketing.
Questions avant de souscrire
Les offres Basic sont-elles équivalentes ?
Non. Le même nom ne garantit ni le même nombre de cartes, ni les mêmes quotas, ni les mêmes outils. Comparez la formule complète pour votre activité et votre pays, avec le même rythme de paiement.
Le compte gratuit suffit-il à une société ?
Cela dépend de son éligibilité et de ses usages. Vérifiez les formes et situations acceptées par Solo, le nombre d’utilisateurs, les cartes et les volumes. Ne construisez pas votre organisation sur une offre destinée à un autre profil.
Peut-on choisir sur une prime ou un taux de cashback ?
Vous pouvez l’intégrer au calcul si les conditions sont établies, mais il faut aussi calculer le coût après l’avantage. Un compte doit rester adapté lorsque la promotion se termine et lorsque vos dépenses changent.
Notre choix final : Qonto ou Finom ?
Qonto nous paraît particulièrement pertinent pour structurer les paiements et les rôles d’une entreprise. Finom peut être très intéressant pour un démarrage éligible ou des flux bien adaptés à ses seuils. Le bon choix apparaît lorsque vous faites entrer vos vrais nombres et montants dans les deux grilles, sans compter un avantage incertain comme une économie acquise.
Dossier vérifié le 25 octobre 2026. France · Professionnels · Prix hors taxes. Exemples de calcul hors frais de distributeur, options et promotions, sauf précision.


